Une larme de citron

Publié le 9 Juin 2012

Un zeste de citron

Glisse sur tes lèvres

Perdu là, tout au fond

De mon odeur, tu te sèvres

 

La privation te rendra folle

Alors tu décides de tuer le temps

Humble, tu cours, coules, voles

Et ton rêve se fond dans le vent

 

Petit souvenir balayé par ta rage

S’éteint doucement en silence

Car ton regard sur l’ouvrage

Se perd, s’étire et se balance

 

Une nuit de plus qui se tord

Dans les bras de l’ombre éternelle

Morphée avec langueur me distord

Et me brise par sa ritournelle

 

Retour à la case départ

D’une fin sans commencement

Qui s’achève en cauchemar

Et m’étreint fort brièvement

 

L’espace se clôt tout autour de moi

Suivant un registre très pathétique

S’en vont ainsi tous les rois

Loin de moi, pauvre dame de pique

 

Le goût doucement salé de ta peau

En dissipera ma triste amertume

A moins évidemment d’être de trop

Ton souffle sucré diluera cette brume

 

Mais la lune ne s’éveille

Les loups l’en ont empêchés

Les yeux mi-clos, je veille

A protéger ta couleur café

 

D’entre nos pensées funestes,

Une goutte de citron émerge

Car tes lèvres cependant restent

Echouées, sans vie, sur ma berge.

Rédigé par Rime et Yin yang

Publié dans #A quatre mains

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