Un pas de plus, un pas de trop

Publié le 1 Novembre 2010

Un pas de trop.

Un pas. Un autre. Encore un. Allé ! Tandis qu'une fragile ombre vacille dans le néant glacial, une âme se creuse, torturé par l'absence. Son visage blême d'angoisse se crispe à chaque pas de plus. Souffrance. Ses bras repliés contre ses flancs tremblent. Terreur. Genoux serrés pour tenter de rassembler une pâle énergie qui la pousse, la bouscule... « Avance ! » ; « Encore ! » ... Un pas de plus. Et puis un autre. Pendant que le froid mord à pleine dent ses frêles jambes, le vent griffe ses joues glacées. Un goût amer s'approprie ses lèvres gercées. Elle ne put retenir ses larmes, amères, douloureuses. Elles coulent lentement, ensanglantant les joues sur leur passage infernal. La silhouette tomba à genoux, écœurée. Ses minces mains s'appuyant sur la terre désertique gelée, elle voulut crier. Crier à en perdre haleine, crier à ne plus avoir de souffle, crier à en crever. Juste lancer un appel au secours. Aucun son ne sortit de sa bouche. Un mur de silence s'était élevé devant ses yeux impuissants. Un moment d'égarement, et la voilà isolée. Prise au piège par ce vide transi. Elle se replia sur elle-même, genoux contre sa poitrine. Ses poumons immobiles la brûlaient, l'étouffaient. L'amertume de la solitude la hantait avec mépris.

L'illusion d'une amitié se dévoile.

Rédigé par Rime

Publié dans #Nos pires cauchemars

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